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Le Nez en l’air


Liberté de l’Est, sept 2007

Le Nez en l’Air et le cœur bien à sa place

C’est une grande dame de cœur (et de choeur) qui a occupé hier soir la scène du théâtre municipal. Ce sont « les petites et grandes choses de la vie » qui l’inspirent. Et qui ont aspiré le public réuni hier soir au théâtre municipal dans le monde de Michèle Bernard. Car l’invitée des ATP sait laisser aller sa plume sur mille et un thèmes. De la grosse pierre où tout le monde s’assoit à l’incendie d’un hôtel parisien insalubre habité par des travailleurs sans papiers. Elle utilise comme elle le dit si bien « cet espace de liberté » que lui offre la chanson pour parler de tout ce dont elle a envie. Une grande dame de la chanson dont la voix n’est pas le seul bel organe. Le coeur l’est aussi. Intituler un morceau Maria-Suzanna ne s’arrête pas à un bel hommage aux rythmes tziganes. C’est un texte poignant sur l’exclusion. Le récital d’hier soir s’appelle « le nez en l’air ». L’auteur a sans doute voulu signifier par ce titre qu’elle est toujours prête à humer l’air du temps, ses cotés les plus nobles et ses travers.

Est républicain, sept 2007

La voix du peuple

De passage à Epinal avec un nouveau récital, la chanteuse Michèle Bernard a fait chavirer le public du théâtre municipal. C’est en effet devant une salle comble et totalement enjouée que l’artiste a livré son nouveau récital. Quelques jolis mots, une métaphore, elle plante le décor. Ses compositions racontent ses expériences, ses rencontres. Ses sentiments, avec une poésie et une justesse merveilleuses. Elle chante la pluie et le beau temps, accuse la société, dresse des portraits attendrissants de gens déracinés qui, peut-être, lui ressemblent. L’homme, le travail, la mer, l’amour, la femme, ses douleurs, ses solitudes… Son répertoire se compose d’autant de tranches de vie, qui se succèdent au son de son timbre aux milles saveurs.

La Croix, mars 2006 - Robert Migliorini

Nouvel album, nouveau spectacle, la chanteuse Michèle Bernard revient en force. Venue du théâtre, elle écrit et compose comme on croque autant de courts scénarios aux personnages multiples. Le tableau de nos humeurs contemporaines qu’elle dresse, sans concessions, est riche de ses révoltes et de sentiments pour les humbles et les petites gens. Forte de ses convictions, Michèle Bernard, en chroniqueuse sociale, évoque l’incendie d’un hôtel surpeuplé où ont péri des familles africaines ou le scandale des appartements vides. Chaque heure du jour et toutes les couleurs du temps l’inspirent. De la phobie de l’avion aux mots doux et aux bébés nomades. Bercée par des tempos métissés, Michèle Bernard s’inquiète sur tous les tons de mondes meilleurs et de la vie entière.

La provence TV hebdo – Christine Georget-Pichardie

Flash cd

"Frangin frangine, si tôt partis / En éclaireurs pour l’infini / Avez-vous retrouvé votre enfance / L’ardoise magique où tout recommence ? / Ô mes amours, c’est un mystère / Que je chante ici sur la terre / Pour vous offrir du fond de la nuit / Tous les mots d’amour qu’on s’est pas dit"

Avec "Le nez en l’air", Michèle Bernard a ouvert sa fenêtre, comme toujours, sur la planète. Si elle nous livre ce qui est –très certainement- son album le plus sombre, c’est qu’entrebâiller la porte, écouter les bruissements du monde, n’est pas toujours très gai. Avec l’élégance de dire sans médire, elle opte pour la poésie la plus épurée pour rendre plus léger l’indicible. La perte d’un être cher ("Frangin Frangine") ou ces "Quatre-vingt beaux chevaux", tableau impressionnant où le passé rappelle le présent. (...)
Un texte dont on ne peut extraire la moindre citation tant il fait corps avec la musique, tant tous deux forment un climat envoûtant. Tout n’est que climat poétique d’ailleurs dans cet album.
Comment peut-on parler de la vieillesse avec autant de douceur et d’amour ? ("Fleur de cacahuète"). Du "pays du tout qui s’débine, petites envies décrépites, petits bouillons d’idées sans suite" en gardant "dans l’oeil cet éclat de noisette, comme un dernier lampion d’la fête".
Comment peut-on évoquer ces "Appartements vides" des grandes villes, tenus fermés par des spéculateurs, avec une fureur si contenue, si maîtrisée. "C’est quoi ce désert, c’est quoi cette mort ? Chut ! C’est de l’argent qui dort...".
Il est très rare que Michèle prête sa voix à d’autres auteurs. Elle le fait ici, pour nous offrir le poème d’une gosse disparue à 16 ans, non sans avoir laissé derrière elle des "Jours de fièvre" visionnaires. On boit ce texte goulûment, avide d’une poésie nourrie d’images quotidiennes, fugaces, entrevues par tous, happées par ceux qui savent "regarder". Avec tant d’émotions, il faut bien rire un peu. On le fait avec plaisir, sans retenue aucune, sur ce "J’ai peur en avion".
Des contes en belles histoires Michèle Bernard n’oublie pas l’univers du quotidien. C’est cet amour passager qui laissera des traces secrètes "l’espace entre nos corps a disparu comme s’il faisait mal, le plaisir et la peur tout confondus dans l’eau du canal ("Canal de Jonage").
C’est le désir à réveiller quand le couple ronronne "Et même si on sait qu’elle retombe toujours, faut secouer la poussière mon amour !" ("Donne moi des claques") et ces lieux improbables où se pose – un instant – toute l’humanité ("Sur la grosse pierre") : la vieille dame essoufflée, les gosses qui jouent, deux gars en pétard ou deux amoureux qui s’embrassent et elle bien sûr, puisque c’est là que son portable passe...
L’intarissable bonheur de chanter, elle le lance avec une telle force que les émotions se bousculent d’autant que certains thèmes laissent pantois.
Qui aurait songé à écrire le triste sort d’un asticot amoureux de Flaubert au point de dévorer "L’Education sentimentale" avant de finir dans l’Ardèche sans connaître la fin du bouquin ? "Elle n’avait même pas lu Flaubert celle qui l’avala de travers et le tint serré dans sa luette. Une grosse perche analphabète ! Comme quoi aimer les grands auteurs, ça ne vous protège pas du malheur !" Erreur ! Qu’il est réconfortant de les écouter chanter la vie au plus près, au plus juste, au plus vrai.

Accordéons Accordéonistes – Françoise Jallot, printemps 2006

Michèle Bernard Poète du souffle d’air

Une voix pure comme l’eau qu’elle chante …Une voix qui « ruisselle doucement comme d’une fontaine, elle est blanche, elle est bleue à force d’être fraîche… », quelques souffles d’air après l’orage, un zeste de tendresse dans ses textes, des souvenirs qui resurgissent, Michèle Bernard écrit sur l’ardoise magique de la vie. Le « Nez en l’air » pour humer les prémices du temps qui passe, elle se fraie un chemin au travers des mots qu’elle vole, qu’elle jette de plein fouet dans vos pensées .

Michèle Bernard s’accompagne à l’accordéon pour unir sa respiration au soufflet de léon. « Je ne me prétends pas accordéoniste, je suis chanteuse, et je m’accompagne de manière simple, mais en revanche j’adore les qualités qui sont liées au souffle, à la respiration de cet instrument. L’accordéon me fait chanter d’une manière particulière. Si l’on chante dans la rue par exemple, il faut pouvoir dominer l’instrument pour faire entendre sa voix, mais il ne s’agit pas d’une lutte, il est nécessaire que les deux respirations se trouvent en osmose, en harmonie. » Et parce que Michèle apprécie les qualités musicales de l’instrument, des accordéonistes sont souvent à ses côtés pour mettre en relief cette tonalité vocale exceptionnelle, son acolyte depuis quelques années Jean- François Baez au jeu grave et intense, ou bien comme nous avons pu l’entendre, lors du spectacle donné au Café de la Danse à Paris en mars 2006, Christian Toucas au jeu virevoltant et festif, sans oublier les autres musiciens Pascal Berne à la contrebasse et Bruno Sansalone aux clarinettes.

L’accordéon montre la voi(x)e
Chanteuse de rues, de bistrot en estaminet, elle chante la vie depuis plusieurs années. L’accordéon, elle le promène le long de ses chansons. « Cet instrument a été pour moi l’occasion de quitter le salon de mes parents où se trouvait le piano. L’accordéon représentait une ouverture sur la rue, la liberté, il m’a permis de faire la manche pendant un temps dans les bistrots. En le pratiquant, j’ai pu aussi accéder à un tout autre répertoire, à tout l’environnement musical lié à l’accordéon. » Les valses musette, les chansons noires de Fréhel, l’âme de la chanson réaliste de l’entre-deux-guerres, les tragédies lyriques de Damia, les chants de la commune, la poésie de la révolutionnaire Louise Michel… » L’artiste, l’accordéon-évasion en bandoulière, monte des spectacles de théâtre chanté, joue dans des comédies musicales pour enfants, crée des musiques pour des choeurs contemporains, des ensembles instrumentaux ou des polyphonies de voix de femmes, promène son talent sur les routes de la chanson française, compose et enregistre de nombreux albums : « En public », « Des nuits noires de monde », « Nomade », « Quand vous me rendrez visite », « Voler », « Mes premiers vinyls », « Une fois qu’on s’est tout dit », « poésie pour les enfants », « L’oiseau noir du champ fauve », « Le Nez en l’air ». Un vrai palmarès de chansons réalistes, de chants qui frissonnent, de paroles tristes ou gaies, de mots crus, de descriptions qui crépitent la fin tragique et douloureuse « Déjà qu’nos dents sont dans un verre », la vieillesse donnée à voir, brut de déshabillage, mais teintée de poésie, car Michèle célèbre avant tout l’éclat de noisettes dans les prunelles des gens aimés.

La chanson est une arme…
Sa voix rappelle celle des grandes dames, Colette Magny, Francesca Solleville, Anne Sylvestre… voix exceptionnelle, chaude, humaine et militante. Michèle est une chanteuse de coeur, fidèle à ses convictions, qu’elle ne met jamais "entre parenthèses". Féministe, elle crie pour toutes celles qui ont mal. Femmes cachées, voilées, violées, prostituées… Michèle Bernard chante la condition féminine, lance des cris d’appel dévoile la prostitution des vierges noires, nouvelles vestales attendant le client dans des camionnettes éclairées à la bougie. Avec un refrain comme supplique : « Dis-moi seulement qu’tes pas obligée… »… Peut-on toujours espérer ! Michèle Bernard prend position : « Je cherche à donner un angle de vue, je veux chanter ce qui me choque ou rendre compte de ce que j’observe dans la vie de tous les jours… car la voix du silence c’est ce qu’il y a de plus terrible. La chanson est un rempart contre le silence, et comme elle peut se faufiler partout, elle doit rester fidèle à sa vocation, surtout en ces temps où l’on essaie de bâillonner la parole. » Oui, Michèle cogne contre la banalité, la méchanceté avec une grande intelligence. Son écriture est subtile, des mots choisis : justes, cinglants, doux, violents et tendres qui s’impriment et délivrent des messages de générosité.

… vitale
Michèle chante la misère, la honte, mais aussi la beauté du monde qui l’entoure. « J’aborde des sujets graves, sous une forme poétique, car j’espère qu’il y a de la beauté dans des choses graves et que cette beauté peut rendre heureux. » Avec humour et amour, Michèle garde les pieds sur terre, tout en ayant « le nez en l’air », histoire de humer l’atmosphère, de sentir les délices de l’air frais du matin-chagrin ou câlin. Et si elle a peur de l’avion « Ne m’emmenez jamais le dimanche au Bourget… », elle décolle à d’autres vitesses supersoniques pour des espaces plus aérés. Elle démarre sur les bons mots « Moi le seul mystère Qui m’décolle de la terre Quelques mots choisis », tout au long du désir, le long du « Canal De Jonage », avec toujours en écho cette nostalgie des choses qui s’effacent, des reflets qui cèdent la place à des souvenirs. Elle chante, chante d’une voix claire, généreuse et fluide. Elle « se fait sauter la voix », car « imaginez des poumons sans air, une mer sans eau, une vie sans chansons ». Elle exprime la banalité du quotidien, le drame de l’existence, les coups durs pris au carrefour de la vie. Elle chante la poésie, les notes justes, les mélodies inoubliables. Et sa voix s’infiltre sur les lignes de la portée des coeurs enfin déliés.
Quelle respiration !

Cœur Chorus, printemps 2006

Le nez en l’air

Michèle Bernard est une chanteuse aux facettes multiples, aux aventures croisées, tantôt collectives, tantôt intime - pour ne pas dire individualistes, car tel n’est pas le genre de la maison ! Aussi, après le spectacle consacré à Louise Michel, l’Oiseau Noir du Champ Fauve (et le cd en découlant) le genre de la maison ! Aussi, après le spectacle consacré à Louise Michel, l’Oiseau Noir du Champ Fauve (et le cd en découlant) n’est-on pas surpris de la retrouver dans un opus plus personnel. Quoique… En reprenant ici Nomade créée en 1991 en groupe dans la spectacle Des Nuits Noires de Monde, elle semble nous dire qu’au fond il s’agit des deux cotés, pile et face, d’une même pièce. Dans les dix huit chapitres de ce recueil (aux arrangements clairs et sobres de Pascal Berne) la revoici, comme toujours partagée entre la thématique sociale et celle des sentiments cachés au plus profond de l’âme humaine, la sienne, la nôtre.

L’album s’ouvre, en une sorte d’interrogation métaphysique, sur un salut, plein de gravité, à ces frangins-frangines, qui nous ont quittés : "Est-ce qu’on emporte en paradis / Les mots d’amour qu’on s’est pas dit / Et une fois qu’on a lâché la barre / Peut-on réécrire son histoire ?" Tout à l’heure, il se refermera, en un joyeux duo avec l’ami Gérard Morel, sur une question immédiate et plus terre à terre : par quoi commencer, quand on écrits des chansons ? Exemplaire construction que ce début parlant de fin… et vice versa ! Entre les deux, la chanson titre de l’album, Le Nez en l’air, aura rappelé les questions existentielles de son auteur : "On cherche des messages venus d’ailleurs : On s’dit qu’il y a sûrement des mondes meilleurs : […] On cherche ce qui est caché."

Elle aura, aussi, dressé des portraits d’hommes et de femmes broyés par la machine à faire du fric : ainsi la petite amie du gardien de nuit qui fiche le feu à l’Hôtel des enfants de Bohème ; la petite albanaise qui tombe amoureuse du marchand tunisien de Cerise et potiron ; cette Vierge noire qui exerce de manière moderne (dans un camion) le plus vieux métier du monde ; ou bien ces appartements vides, témoins de "l’argent qui dort".

Mais l’univers poétique de l’artiste passe aussi par les canaux, comme celui de Jonage et cet autre où naguère quatre-vingts chevaux peinaient sur un chemin de halage ; par les rivières, au bord desquelles on vient s’asseoir sur une pierre ; par la mer, qu’une petite fille contemple depuis une plage ; par l’eau glacée, que l’on réclame les jours de fièvre. Par l’air également : celui que fendent ces avions qui font si peur à Michèle Bernard, celui que soufflent son accordéon et les clarinettes et tuba qui l’accompagnent. L’air et l’eau. Pour une œuvre pleine de flamme.

Jacques Vassal

OUEST FRANCE, 9 mars 06

L’artiste à l’accordéon vit Le nez en l’air

Dans le cadre du festival Mars m’enchante, Michèle Bernard vient présenter son nouveau récital le Nez en l’air, jeudi soir à 20h30, à la salle Jean Vilar

Michèle Bernard, vous avez présenté lundi soir votre nouveau récital Le nez en l’air au Café de la danse à Paris. Comment a- t-il été par le public ?
Ça s’est bien passé, c’était chaleureux, encourageant. Beaucoup d’artistes débutent leur tournée en province et finissent à Paris, Nous, on est snobs : on fait le contraire (rires).

Vous pratiquez l’accordéon depuis plus de 25 ans. Comment la pratique de l’instrument a-t -elle évoluée ?
Lorsque j’ai démarré entre 1975 et 1980, l’accordéon était plutôt relégué au rayon folk ou des bals musettes. Avec l’arrivée, sur la scène française, d’artistes, comme par exemple Yann Tiersen, l’instrument a retrouvé sa place. C’est un instrument qui permet de jouer aussi bien du classique que de la bossa nova ou du jazz.

Le 08 mars, c’est la journée de la femme. Vous vous êtes souvent impliquée dans le combat des femmes. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Il est vrai que mes premières chansons avaient des connotations militantes. A l’époque, post 68, on était en plein boom. Je suis toujours restée fidèle à mes convictions et elles subsistent en moi tel un fil conducteur. J’ai seulement appris les nuances et pris de la distance. Aujourd’hui, je poétise
davantage.

Comment voyez vous la position de la femme dans notre société actuelle ?
La fragilité sur laquelle reposent les droits acquis par les femmes m’effraie. On dirait qu’il ne manque pas grand chose pour que tout bascule. Je pense sincèrement que l’on doit être vigilantes. Les femmes ont acquis des droits, mais il reste du chemin à faire. Il y a des disparités sociales. Les femmes issues des couches sociales favorisées s’en sortent plus facilement que celles qui sont de conditions plus modestes.

Le nez en l’air, c’est aussi le nom de votre nouvel album, sorti en début d’année. Qu’est-ce que l’on y trouve ?
Il n’y a pas de fil conducteur dans mes albums. Seulement des portraits de la nature à travers l’eau, la terre, des évocations poétiques. Mes textes décrivent aussi l’homme et la réalité urbaine. Quand on a le nez en l’air on chope plein de choses invisibles, des sensations et des petits détails caractéristiques du quotidien. Au bout de tout cela, il y a la sensibilité, le rêve…

Le progrès – 23/02/06

Une voix de cristal, des textes en pied de nez..

La chanteuse, installée dans le pilat vient de sortir un nouveau CD.

Michèle Bernard a le nez en l’air. Quelle chance ! Michèle Bernard a le nez en l’air comme le titre de son dernier CD. Une galette, dans la tradition, où elle chante "de petites histoires à sa manière." Si pour tout un chacun, "l’Education sentimentale" est un ouvrage de Flaubert, pour elle, c’est l’histoire d’in petit asticot blanc qui a tout "vermoulu" un de ses bouquins sur une étagère… "Une belle image et j’ai brodé autour de cela", dit-elle.

Les dix-huit titres du CD sont signés d’elle, sauf une "jours de fièvres".

Michèle Bernard chante au gré de son humeur, les petits bonheurs et les malheurs. Une poésie du quotidien, du canal de Jonage à la grosse pierre, des appartements vides à la vierge noire…

Dans "Frangin, frangine, chacun peut se retrouver, sur l’ardoise magique où l’on inscrit tous les mots d’amour que l’on ne s’est pas dit. Car l’envie de chanter, c’est pour elle "comme un orage en plein été, une fleur qui pousse entre les pierres." C’est aussi Carmen qui voulait juste qu’on l’aime. Sauf qu’à "l’hôtel des enfants de bohème", "c’est pas un cauchemar, c’est la jungle humaine."

Entre illusions et désillusions

Alors, pour tout oublier, l’accordéoniste "balance son cœur aux oiseaux" et invite à se "poser sur son chapeau."
Ces dernières chansons, c’est la poésie des mots et le réalisme de l’époque. Des chansons citadines et d’autres qui font rimer la nature. Entre illusions et désillusions.

"Le nez en l’air" se laisse écouter comme une carafe d’eau glacée qui coule dans une verre, une fontaine qui ruisselle doucement. Pour tout cela et pour quelques jolies rimes, on gardera "le nez en l’air" et on s’offrira une balade dans ce dernier CD. Bercés par la voix de cristal !

ND

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